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HUMIDIFICATION D' AMBIANCE

INFO

 

¨ COMPOSITION DE L'AIR

L'air que nous respirons est un mélange gazeux contenant de la vapeur d'eau.

L'air sec est composé de différents gaz tels que :

Azote N2 78% en volume
Oxygène O2 21% en volume
Argon Ar 0,9% en volume
Dioxyde de carbone CO2 0,03% en volume
Hydrogène H2 ( < 0,001% )
Néon Ne ( < 0,001% )
Hélium He ( < 0,001% )
Krypton Kr ( < 0,001% )
Xénon Xe ( < 0,001% )

L'air sec mélangé à de la vapeur d'eau est appelé air humide.

¨ L'AIR HUMIDE

La vapeur d'eau contenue dans l'air est exprimée sous 2 formes : humidité absolue et humidité relative.

En 1923, R.Mollier a présenté un diagramme de l'air humide (abaque psychrométrique) qui est toujours d'actualité et que nous vous présentons ci-dessous en version simplifiée.

HUMIDITÉ ABSOLUE : C'est la masse de la  vapeur d'eau ou le poids d'eau contenu dans 1 kg d'air sec ou 1 m3 d'air sec. Ce poids d'eau reste constant lorsque la température ambiante varie sous réserve qu'elle ne tombe pas en dessous de la température de rosée. Si la température tombe en dessous du point de rosée, une partie de cette masse d'eau va se condenser sous  forme de gouttelettes sur les parois les plus froides. ( vitres des fenêtres par exemple ).

Exemple : 10grammes d'eau, point de rosée: 11°

mollier2.jpg

HUMIDITÉ RELATIVE : L' humidité relative ou degré hygrométrique est généralement exprimé en %. L'humidité relative représente le rapport entre le poids d'eau (P) contenu dans 1m3 d'air déterminé et le poids d'eau maximum (Ps) que cet air pourrait contenir à la même température, s'il était saturé. La saturation correspond à une humidité relative de 100%.

%Hr = P / Ps x 100

L'air ambiant peut contenir très peu d'eau et paraître humide ou au contraire en contenir beaucoup plus et donner l'impression d'être sec. Cette sensation d'air sec ou humide est principalement dépendante de la température ambiante. Le poids d'eau nécessaire à la saturation d'un m3 d'air augmente très vite avec la montée en température. La température est  un élément essentiel dont on doit tenir compte pour tout calcul.

Température -10° -5° 10° 15° 20° 25° 30°
Quantité d'eau g/m3 50% Hr 1 2 2,2 3,3 4,6 6,3 8,5 11,5 15
Quantité d'eau g/m3 100% Hr ( saturation) 2 3 4,4 6,6 9,2 12,6 17 23 30

Exemples :

  • En hiver, avec une température extérieure de 5°C et une humidité relative de 90%, 1m3 d'air contient 6grammes d'eau. En entrant dans un bâtiment chauffé à 20°C, la température de l'air s'élève, mais sa contenance en eau reste de 6gr, soit une humidité relative de 35%. Cet exemple montre bien que c'est une illusion de croire qu'en ouvrant une fenêtre dans une pièce on augmente le taux d'humidite relative. Il se passe en fait le contraire.

mollier3.jpg

Ceci explique les problèmes de fabrication rencontrés pendant les périodes de grands  froids.

De même,  par temps de fort soleil, la température d'une pièce peut augmenter rapidement et provoquer une chute du taux d'humidité relative.

 

  • Dans un local chauffé à 20°C et ayant une humidité relative de 30%, 1m3 d'air contient 5gr d'eau. Pour obtenir une humidité relative de 70%, il faudra ajouter 7gr d'eau par m3 d'air afin d'avoir 12gr/m3.

mollier4.jpg

Nota : Ces diagrammes sont établis pour une pression atmosphérique normale: 1013mbar ( hauteur de 110m au dessus du niveau de la mer ).

CONCLUSION: le diagramme de l'air humide permet de connaître rapidement et simplement les paramètres de l'air d'un état initial à un état final et par différence de savoir la quantité d'eau à ajouter ou à soustraire pour changer d'état.

¨ SYSTÈMES D'HUMIDIFICATION :

  • Humidificateurs à vaporisation par évaporation. L'air aspiré entre en contact avec une grande surface mouillée, il en résulte une évaporation d'une partie de l'eau. L' énergie nécessaire pour le changement d'état ( évaporation ) est puisée dans l'air ambiant,  il s'en suit donc un certain refroidissement.

Ce système implique un entretien soigné du bac de réserve d'eau et du média filtrant. En effet, l'eau recyclée se charge en sels et minéraux et sa concentration augmente au fur et à mesure de l'évaporation. Si les dépôts sont  trop importants l'échange entre l'air et le média se fait mal,   l'humidification devient inefficace et il y a risque de développement de germes.

 

  • Humidificateurs à vaporisation par ébullition. L'humidificateur à vapeur est soit autonome lorsqu'il est équipé d'un générateur de vapeur ou non autonome s'il doit être raccordé à un réseau vapeur existant.  La vapeur est directement injectée  à l'aide de rampes de dispersion perforées d'orifices calibrés. Ce procédé d'humidification  isotherme entraîne localement une augmentation de la température. Les instruments de mesure doivent donc être installés à distance de l'injection vapeur.

Ce procédé implique que la vapeur d'alimentation soit parfaitement sèche et même légèrement surchauffée. La vapeur d'alimentation devra donc passer par un séparateur qui supprimera  les impuretés et un purgeur sera prévu pour éliminer les condensats. La vapeur produite est pure ( sauf si un produit toxique est utilisé pour le traitement chimique de l'eau ) et donc sans odeur et sans   risque de prolifération de germes. En contre partie l'entretien et le coût énergétique de ce système sont importants.

 

  • Humidificateurs  par "brumisation". Sous cette appellation sont regroupés tous les systèmes d'humidification qui utilisent la pulvérisation d'eau; humidificateurs centrifuges, humidificateurs laveurs, humidificateurs rotatifs, humidificateurs à ultrasons, humidificateurs à buses hydrauliques ou à  buses bi-fluides (eau+air).

Humidificateurs centrifuges : un plateau équipé sur sa périphérie de dents est mis en rotation par un moteur. L'eau arrive sur ce plateau et par centrifugation est projetée sur les dents qui la brise en fines gouttelettes. Le débit unitaire de chaque appareil est limité et les sels dissous dans l'eau sont souvent entraînés dans l'air et viennent se déposer sous forme de poudre sur toutes les surfaces. Les appareils munis d'une réserve d'eau doivent être fréquemment nettoyés afin d'éviter la formation d'algues et la création d' un bouillon de culture pour les bactéries.

Humidificateurs laveurs : ils sont généralement montés dans les centrales de traitement d'air dans un caisson indépendant. Des rampes équipées de buses de pulvérisation humidifient et lavent l'air traversant. Un séparateur de gouttelettes est monté en sortie afin d'éviter l'entrainement des gouttelettes les plus grossières. Le rendement de ces humidificateurs dépend de la qualité des buses utilisées, du dimensionnement du caisson ( vitesse de l'air ) et de la direction de la pulvérisation ( co-courant ou contre courant ). Le bac de rétention demande un entretien soigné si l'on souhaite éviter la prolifération de moisissures, champignons et germes. Les coûts d'entretien et de fonctionnement sont conséquents.

Humidificateurs rotatifs : Ils sont également prévus pour être installés dans des centrales de traitement d'air. Ces humidificateurs de conception récente, utilisent une buse rotative entraînée par un moteur à plus de 10 000 rpm. L'alimentation de l'eau se fait par le centre de la buse et sous l'effet de la rotation, la veine d' eau est projetée par des orifices sur un tamis circulaire qui l' éclate en fines gouttelettes. Ces appareils doivent être placés dans l'axe du caisson. L' entretien est limité à la vérification de l' état de la buse et du tamis protecteur. La consommation électrique n'est pas négligeable mais les coûts d'entretien restent limités.

Humidificateurs à ultrasons : Ils se composent pour l'essentiel d'un convertisseur piézo-électrique qui transforme un signal électrique en une oscillation mécanique de haute fréquence ( 1,65MHz ). Appelé aussi transducteur il est placé au fond d'un réservoir d'eau. L' inertie de l'eau ne pouvant suivre la  fréquence de vibration du transducteur, il se produit un phénomène de cavitation qui engendre la formation de micro-bulles. Le débit de ces appareils est faible et leur emploi est pratiquement  limité aux vitrines réfrigérées. L'eau d'alimentation doit être de très bonne qualité et si possible déminéralisée.

Humidificateurs à buses hydrauliques : ils comprennent une pompe haute pression ( 50 à 100 bar ) et des rampes fixes sur les quelles sont installés des atomiseurs hydrauliques. Les orifices des atomiseurs hydrauliques sont de faible section et de ce fait la filtration doit être parfaite car les risques de bouchage sont importants. L'eau d'alimentation doit également être de bonne qualité si l' on veut limiter les interventions. Ces systèmes nécessitent une certaine vitesse d'air et sont généralement utilisés pour la climatisation extérieure dans les pays chauds, l'humidification en serres, ou le refroidissement des bâtiments d'élevage ( voir infos refroidissement d'ambiance ).

 

Humidificateurs à buses bi-fluides : comme leur nom l'indique les buses d'atomisation utilisent deux fluides, l'eau et l'air comprimé. L'air comprimé permet de générer un brouillard très dense de fines gouttelettes. Les pressions d'eau et d'air réglables par une armoire de contrôle permettent  d'ajuster la finesse du brouillard.  Bien que les atomiseurs pneumatiques soient équipés d' une aiguille de débouchage, l'eau doit être parfaitement filtrée et de sa qualité va dépendre la fréquence des interventions. Il sont faciles à mettre en œuvre, les coûts de fonctionnement sont faibles mais la consommation d'air n'est pas négligeable. Ils peuvent être installés soit dans des caissons de conditionnement d'air ou bien directement dans les locaux à traiter. L'absence de réserve d'eau évite toute contamination de l'eau. Au montage des précautions doivent être prises pour que le brouillard d'eau émis par les atomiseurs ne rencontre pas des obstacles, ce qui provoquerait une condensation.

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